Flip-Flip

La peur n’évite pas le danger…

A tout bien réfléchir, souvent les adages populaires trouvent un fondement plus profond que ce que l’on veut bien leur accorder lorsque on lutte contre les étiquettes et la banalité.
C’est pénible, mais c’est comme ça…
En dehors de la petite pirouette qui consiste à rajouter « sous les bras » à la fin de la première partie de l’adage et « entre les jambes » à la fin de la deuxième (par exemple, « pierre qui roule sous les bras, n’amasse pas mousse entre les jambes », ou « la peur sous les bras, n’évite pas le danger entre les jambes »…etc, etc…), on peut en tirer une philosophie profonde personnelle…et oui !

Il faut bien se raccrocher aux branches quand on tombe de l’arbre !

La peur qui nous préoccupe aujourd’hui prend ses racines dans l’enfance, dans la lente construction de ce que nous sommes. Son terreau ressemble à l’adolescence, aux meurtrissures ressenties, aux échecs et aux peines, aux traumatismes banals ou pas que l’on subit. Et à notre personnalité profonde si par hasard cela existe (si on part du postulat que nous ne sommes pas que le formatage de notre système nerveux, ce qui peut être débattu !)

Ces peurs, nous les trainons avec une paire de chaîne sur nos routes d’adultes (je serais curieux de savoir combien d’entre nous se considèrent vraiment comme adulte…personnellement, c’est une idée qui ne reste que cocace lorsque je l’évoque…)

Nous passons notre temps à lutter contre ces peurs, par protection, pour avancer, pour construire. Et cette lutte a un impact, profond, encore plus meurtrissant que sa création…Chaque jour qui passe à lutter creuse le trou.

La peur se manifeste principalement par une projection permanente dans le futur ou dans le passé. La vie au jour le jour devient compliquée et on peut avoir l’illusion d’y parvenir lorsque l’on est dans le dénie. Mais fifre…on projette…et pas qu’un peu.

A ce qu’il paraît, il convient d’accepter la peur. Mais il faut également s’interroger sur le bénéfice que l’on retire à s’infliger cette peur…

En effet, il paraît tout à fait concevable qu’à force de flipper, cet état devienne presque normal et donc rassurant puisqu’on le connaît bien…donc en cas d’événement anxiogène, au lieu d’envisager les choses de manière objective, on se laisse glisser dans le confort de ce que l’on connaît par habitude…cela de manière plus ou moins inconsciente.
Il peut subsister également un plaisir à s’imposer ces sensations, malsain certes, mais tellement humain.

Je n’ai pas de solution miracle, vivre au jour le jour parait être la meilleure solution, encore faut-il parvenir à vraiment lâcher prise.
Mais le chemin est personnel et il est important de comprendre le pourquoi, le vrai.

Et si c’était simple, je ne serais pas de mauvaise humeur !

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