Jour 3 – La tentative

C’est pas un voyage facile…je le recommande pas aux débutants…faut vraiment être démerdard, recouper les infos, faire des associations d’idées…et pas avoir une mémoire visuelle de poisson rouge.

Ma carte mémoire ayant foirée, je n’ai qu’une photo à poster on verra si je peux récupérer quelque chose dans la mémoire interne de l’appareil en rentrant !

Je passe sur la journée à marcher et je me concentre sur la nuit.

Après avoir checké les endroits techno « underground »…mon choix va vers, justement, l’underground…anciennement le Tunnel…bunker reconverti en teuboi…à priori Techno référence de St P…

Je me tire de l’hotel tôt pour profiter de la navette…j’en ai marre de me taper des bornes…en bon lâche que je suis (c’est bien connu !! oh ça va hein ! )

Me retrouve donc à une station de métro…Sadovaya…grosse place que j’avais déjà repérée (tu m’étonnes, je me suis tartiné la moitié de St P à pied, je pouvais rien rater…)

Ligne 2, direction Parnas, je m’arrête à Gorvkoskaya. Les stations de métro sont halucinantes…à priori les plus profondes existantes sur terre (rien que ça) vu qu’il faut descendre sous les canaux.
Les escaliers mécaniques font la taille de la tour Eiffel (ok, aller l’om) et descendent vite. Voir très vite.

Les rames de métro sont oldschool (mec), j’adore.

Arrivé à destination vers 22h…je repère les lieux, effectivement, l’endroit est néo-soviético-punk…ça tranche avec le centre ultra-cleanos (comment ça je met plein de – entre mes mots ?).

Me trouve un bar, et commence à m’occuper de mon état de conscience à grand renfort de pintes locales. Ca marche, la crise d’angoisse dûe aux shots de redbull (promis, j’arrête ce machin qui me réussit pas du tout) commence à se faire la malle (je le mets pas au masculin ce mot, car le mal n’a pas que du bon).
Le revers de la médaille, ce sont mes constants aller-retours aux chiottes…j’ai l’impression d’avoir une vessie de fille, j’avais oublié.
A 23h, je me fais virer gentiment du bar et l’Underground ouvre qu’à minuit (je sais, le videur me l’a montré sur son téléphone).

Une heure à attendre dans une rue glauque…même pas mal…je vais m’acheter une double cabine de 16 à pas cher et je la glougloute, comme Casimir, sur un banc, dans un parc pour enfants (voilà, là on est dans le néo-punk).

Les minutes s’égrennent et s’étirent comme les bas d’une nana affriolée au Nautillus (je vous laisse la curiosité) et finalement, sans m’en rendre compte vu que la batterie de mon nokia à rendue l’âme (grand bien lui fasse, elle a cette possibilité, elle au moins !), c’est à minuit et demi que je mendie à la porte encore fermée.

On m’ouvre et miraculum, on me laisse rentrer malgré ma barbe de 1 mois.

Earplug bien au fond (j’entends d’ici la ponctuation « au foooond » de certain(e)s), j’avance de manière toute pédestriale vers le boum (boum).

2 salles côte-côte (codec) en enfilade (bis pour la ponctuation cochonne), ça ressemble à la Java avec des portes blindées d’au moins 30 cm de largeur.

D’un côté on me sert une heineken en bouteille à 120 roubles avec une electro-tech-house relativement…chiante…oui oui. De l’autre, une break beat qui casse pas trois pattes à un canard, qui de toutes manières n’en a que deux (c’est une surprise pour personne).

Côté matos…deux platines CD pionneer CDJ 100S avec une petite pionneer en table de mix…ça fait pas sérieux pour la boite « référence » de la ville…de l’autre, deux vieilles technics en mode vertical avec deux CDJ 100S en plus…et une table 3 voies, pionner aussi…à noter qu’une des deux platines est sans cellule…ok…on est très largement mieux équipé en free party !!!

Le son suffira à me faire siffler encore plus les oreilles (comme quoi, tout est possible).

Bon, je bois, je bois…je suis un peu saôoûôaoûl au bout du 3è litre de bière, mais « visbiblement » (suis saôulaouôluaou) pas assez pour me faire rouler par les DJ…ça pousse des disques médiocres…et ils rivalisent entre les deux salles, tout ça en remuant la tête et en envoyant une main de haut en bas pour donner le change.
Le pire c’est que ça marche. Ca tapote à 130 (ce qui ne serait pas pour me déplaire vu que c’est ma vitesse) et l’otochtone bouge les bras en rythme en même temps que ses jambes (on se croirait au Japon !).
J’attends, comme le graçon trop sage que je suis, le changement de DJ.

Ca vient, ça vient, t’emballe pas cousin.

Mais là…la blasitude me gagne. La break vaut toujours pas un rouble (et pourtant le rouble vaut pas un kopek et encore moins un roupie) et la salle binaire se transforme en valise à Nono de 10 du mat’, en largement moins bon. Putain, je craque après l’enchainement de la lambada sur Venus de Bananarama.

Je fonce au chill où y’a pas de son. Là c’est mieux.

J’abandonne à 2h14…

Je récupère ma parka au vestiaire à un mec tout surpris que je parte aussi tôt. Je lui glisse une insulte en Français avec un sourire jusqu’aux oreilles. Heureusement que c’était gratos tout ça.

Je sors…et là ça commence à être drôle. Je suis à environs huit bornes de mon hotel. Je m’interroge. Pied, pas pied. J’organise un référendum avec mon corps et la partie basse commence à me crier dessus. D’accord. Toujours prendre en compte les desiderata des personnes auxquelles on est attaché. (bondage oblige). J’ai progressé tout de même, décidement.

On trouve un accord bi-partite, j’attends un taxi au bord de l’eau.

Il arrive une bmw de gitan avec highlander à son volant, 20 ans de plus que Mc Leod (âge d’apparence bien sûr) et un catogan de seulement 5 cm (p’tite …. va)
S’il ne peut en rester qu’un, ça ne sera pas lui…Toujours est-il qu’il m’indique en langage des signes que je l’ai dans le baba car tous les ponts sont relevés (ben ouais, je suis sur l’ile de la forteresse de peter et paul, jolie, mais insulaire…et que du coup, on doit s’envoyer le grand tour…pour 1000 roubles. Au début je pense me faire niquer (je suis pas contre si j’y prend un tant soit peu de plaisir mais là, bof).

Je pleure, je tape des pieds, je joins les mains mais il reste inflexible (comme mon organe les jours de fête). je sonde mon anatomie…et mes adducteurs sont intransigeant. Je cède, marre du conflit avec moi-même, et puis mille roubles, c’est pas la Baltique à boire à la paille.

Au bout d’une heure et du 10ème pont que je vois relevé, je comprends que Kristof Lamberskaya m’a pas bluffé. J’en ai pour mes bouts de papier. Et l’hotel se profile à l’horizon (j’ai l’impression qu’on est passé par Moscou).

Montée des marches, sans les photographes et pénétration de ma chambre (re-ponctuation cochonne pour les ceusses qui suivent et qui sont pas accoudés au rebord de la fenêtre, la joue sur le radiateur et l’esprit ailleurs).

Mes sifflantes oreilles me contraignent à mettre la vmc de ma salle de bain histoire de tromper l’ennemi et je pose mon PC sur mes jambes dures comme la volonté d’une femme, histoire de vous raconter la médiocrité toutefois intéressante de cette soirée. Car oui, même dans la non-qualité, ou l’absence d’intensité, il y a des choses à prendre. Et je sais qu’on se comprend quand je dis ça (vraiment ?!)

Bref, je pensais Paris être une scène electro affligeante, et j’avais tort (vous avez vu comme j’ai progressé (bis repetita) ?!)

Demain, si j’arrive à me lever à une heure correspondante, je me fais le musée de l’Hermitage pour me venger !

Pour conclure, je suis bien mieux en famille pour les attentats sonores.

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