Histoire de boite

Pandore n’était qu’une illusion, une image qu’on ose à peine caresser de ses pensées, de celles qui viennent à l’orée du sommeil. De celles qui labourent les âmes fragiles et rêveuses. De celles qui rendent fou d’insomnie parfois.
Pandore, c’était ne plus avoir peur du lendemain qui se lève toujours trop vite, cette magie noire inexorable qui s’incruste et habite. Magie contre magie, réalité contre esprit, Pandore était une promesse qu’on sait mensongère, car on nous l’a…enseigné. Préparé en bon petit soldat, plomb coulé, moulé dans un corps qui de fait, ne devient plus qu’une enveloppe meurtrie au fil des années.
Mais Pandore n’est qu’un mot, la conscience en est un autre. Notre chance, la dernière, c’est cela. Exactement. La conscience. Celle qui n’existe presque plus désormais, qui disparait peu à peu, glissant au fil des images martelées sur les murs, les écrans, les livres de bonne conduite. Un jour peut-être, ce qu’il convient de faire prendra un autre sens, pour tous, pas que pour moi. Et chacun fera, ce qu’il convient de faire, pour lui, sans oublier les autres.

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5 Réponses to “Histoire de boite”

  1. Pandore était une femme sublime, dotée de tous les dons, mais aussi de celui du mensonge et de l’art de la persuasion. Il lui avait été confié une boite qu’elle n’avait pas le droit d’ouvrir et qui contenait tous les maux de la terre, sa curiosité l’emporta et elle ouvrit la boite… pour la refermer aussitôt, ne laissant à l’intérieur que l’espérance qui n’avait pas eu le temps d’en sortir. Donc Pandore (et par extension la femme, et les dieux qui l’ont envoyée pour faire chier les hommes) serait à la source de toutes les souffrances (comme Eve), mais grâce à la fermeture opportune de la de la boite, l’humanité ne souffrira pas de l’attente de ces maux, de la mort, qui est finalement la pire des souffrances.
    J’espère également que chacun fera, un jour, ce qu’il convient de faire… (mais que convient-il de faire?) et que la crainte perpétuelle des maux à venir restera au fond de la boite, car il est possible de s’améliorer dans l’adversité, et d’avoir la force d’affronter les épreuves avec… espoir.

    • D’où la nécessité de lutter contre les dogmes…à chacun sa boite, le mal n’est peut-être pas de l’ouvrir, au contraire…Simple remise en question de ce qu’il convient de faire, ou de ne pas faire.

  2. « Peut être pas de l’ouvrir » > Tu doutes encore du bien fondé d’avoir ouvert ta boîte ?

  3.  » Puisque la Raison n’exige rien qui s’oppose à la Nature, elle exige donc elle-même que chacun s’aime soi-même, qu’il recherche sa propre utilité, en tant qu’elle est réellement utile, qu’il poursuive tout ce qui conduit réellement l’homme à une plus grande perfection, et que, d’une manière générale, chacun s’efforce de conserver son être autant qu’il le peut.  »  Spinoza

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