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Atmosphère Consistante

Posted in Morocco fever on 6 juillet 2010 by Le Grand Méchant Loup

Marrakech, destination touristique entre toutes, ou presque…Ville où rien n’est à attendre, à priori. Tout le monde y est allé. Alors quoi ?
Ne pas voir ce que tout le monde a vu ?

La question peut se poser, mais la réponse ne doit pas tarder, on ne doit pas ignorer ce que l’on ne connait pas…

Après des péripéties Parisiennes, finalement le voyage se lance, par un gros retard d’avion…peu importe, on se fait avoir par le taxi à l’arrivée…peu importe…une fois…pas deux…et ils comptent là-dessus…

Le ryad qui nous accueille est tout simplement…comment dire…bluffant…après le tour des lieux, on arrive dans une pièce…immensément belle…je mets un moment à comprendre que c’est la chambre…

Un des patios :

Plein centre ville, pratique pour se déplacer à pied…

Donc en route pour une prise de température. Il fait chaud. Ou presque pour là-bas. Le soleil brûle ce qui dépasse, et d’ailleurs, faut-il faire un parallèle avec le port de la bourka et autres tenues, religieuses ? Certainement pas, bien sûr que non. La ferveur religieuse n’a guère de considérations météorologiques.

Et c’est criant ici…plus de la moitié des femmes sont voilées, couvertes de la chaussure au cheveu. Rien n’est imposé visiblement, encore une fois, sous d’autres latitudes, on donne aux Etres Humains l’illusion du libre arbitre.

On entre dans le souk, avec un peu d’appréhension pour ma part, je connaissais déjà ceux d’Istanbul et Tunis, et j’en gardais un souvenir, désagréable. Les sollicitations insistantes s’enchainent, les méthodes sont bien rôdées, les mêmes jeux de mots sont répétés à l’infini pour attirer le touriste, les mêmes surnoms, les mêmes techniques de ventes et de marchandage. Ce qui pourrait paraitre drôle devient peu à peu un cauchemar de redondance, ne laissant place ni à la surprise, ni à l’échange. On rentre dans le monde de Brazil, le formatage général, ancestral, enfin, depuis que le touriste existe.

Les mêmes produits à n’en plus finir, il y a une telle débauche, que plus rien n’a de sens, et qu’il faut se concentrer sur des détails pour retenir sa nausée.

(Picture by Laure, retouchée par mes soins)

Heureusement, dans ce souk, reste de belles choses à voir, surtout les pierres, celles qui restent lorsque tout s’éteint, les murs figés qui offrent l’âme à quelque chose qui en semble pourtant dépourvu.

Et puis, quelques aventures nous mènent dans la zone des ouvriers du souk, plus crasseuse, plus pauvre, plus riche, enfin le revers d’une médaille par trop clinquante…

On y trouve, notamment, les ferrailleurs :

Les teinturiers :

On repartira d’ailleurs avec des pigments…un bleu cobalt (indigo) et un rouge coquelicot….pour refaire quelques murs de la maison !

C’est ici que nous monterons sur la terrasse d’un artisan, accompagné par son fils, pour une pause, hors cadre.

les toits du souk ont une odeur, différente…

Les voitures sans âges, les taxis, les mobylettes partagent ici la route avec eux, tireurs de charges inlassables, aux flanc parfois en relief…

Une agitation permanente règne ici, on est très loin des règles occidentales, pour faire clair, c’est le bordel, ordonnancé en ballet d’un âge qu’on ne connait pas.
Les enfants ne se couchent pas semble-t-il, ça ne sent pas la misère mais plutôt la pauvreté discrète. Tout le monde se débrouille pour survivre, et le mode le plus simple pour y parvenir, c’est nous ! L’oppression est assez présente, le reste du Maroc est parait-il très différent, cela donne envie d’aller y voir par ses propres yeux…

Il existe cependant, des zones plus calmes, plus aérées, et c’est beau, vraiment, il y a un charme indéniable qui se dégage de ces ruelles, de la Mellah par exemple (quartier juif) ou encore de l’arrière souk, légèrement désertés par les touristes ayant renoncé…

Et puis on y mange aussi dans cette ville, et pas qu’un peu. Et pas mal non plus…même plutôt très bien…à tel point qu’avec la chaleur, le corps se dissipe et l’esprit s’embrume à la lueur de lampes incertaines.

Une balade au jardin de Majorelle, couleurs et contrastes

J’y ai même fais un médiocre tableau avec mon appareil photo !

3 jours seulement, c’est trop et pas assez, juste de quoi donner envie de voir le reste du pays…en camion !

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