Archive pour sentiment

Katana

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Pas un avaleur de sabre
Pas un saltimbanque déguisé pour faire rire les passants
Pas un samouraï déshonoré

Juste un mec, un peu trop…ou pas assez…qui dérivait par là sans se douter
Qu’encore une fois une lame viendrait se planter dans un endroit de son corps pas encoeur cicatrisé.

Mes mains s’agrippent au métal profondément encastré, elles serrent la lame de toutes leurs forces, le métal coupe la chair millimètre après millimètre, la douleur est telle que je pourrais tout lâcher.
Mais mes mains se referment comme des mâchoires et lorsque la prise est bonne, que l’os est atteint, elles se mettent à tourner de 180°.

L’arme fait craquer mon thorax, les os s’écartent, la chair fuit, le sang innonde mon corps et j’essaye de tourner un peu plus, pour arriver à la trouver, cette souffrance en moi qui doit bien naitre quelque part.

Je vais l’avoir, ce n’est qu’une question de centimètres.

Mais mes bras deviennent plus faibles et retombent. Et une sensation étrange m’envahit, ça y est, je n’ai plus mal, j’ai trouvé la source et je l’ai anéantie.

Un sourire me vient aux lèvres, voilà j’ai réussi.

Mais…c’est ma vie qui s’en va…j’avais pas vu ça comme ça.

Mieux vaut écrire que guérir vu mes talents de chirurgien.

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The Guardian Angel

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Il veille, debout sur sa canne, fort de sa mission ancestrale, invincible de conviction.

Back To Back

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

L’objet emporté sans action possible, les pieds figés dans la réalité, le gardien a failli et reste dos à dos avec ce qu’il a été et ce qu’il n’est plus.

Nightlife

Posted in La Nuit with tags , , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

La nuit, mon amoureuse, la seule qui m’appartiendra jamais, avec sa crasse et son anonymat. Je ne suis personne, l’immuable est et restera lorsque je ne serai qu’un petit tas de cendre au pied d’un arbre, parasitant ses racines.
Le béton, le métal, les lumières aveuglantes de l’autre bout du tunnel, et le pont entre deux rives, le cul entre deux chaises.

Je m’enveloppe dans le noir, douce chaleur bien connue, un coin frotté sur mes doigts, lové contre rien.

Et Fuck, je suis riche de tout ça.

Dual Reality

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Les deux soeurs, meilleures ennemies, combinaison Attilesque pour univers Dantesque.

Le mal triomphe du bien, conneries à la flotte sucrée, à peine colorées, regards au désespoir, oeil satisfait d’une oeuvre achevée.

Petite cuillère percée pour laisser le liquide s’écouler.

No Fuck

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Le ciel regarde dans le miroir ses nuages filer vers un ailleurs à assombrir. La lumière le perce, lavant peu à peu ses accidents, tel deux aristocrates qui se marient, sans prendre de risque. Voici revenu, le temps de la Dé-Raison.

Rien de plus plat qu’un soleil jaune facilement posé sur un ciel bleu.

Insipide comme l’oeuf sans sel dans son assiette.

Au pain.

Et à l’eau.

Flip-Flip

Posted in Les Mauvaises Humeurs de Watt with tags , , , , , , , , , , , , , , on 6 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

La peur n’évite pas le danger…

A tout bien réfléchir, souvent les adages populaires trouvent un fondement plus profond que ce que l’on veut bien leur accorder lorsque on lutte contre les étiquettes et la banalité.
C’est pénible, mais c’est comme ça…
En dehors de la petite pirouette qui consiste à rajouter « sous les bras » à la fin de la première partie de l’adage et « entre les jambes » à la fin de la deuxième (par exemple, « pierre qui roule sous les bras, n’amasse pas mousse entre les jambes », ou « la peur sous les bras, n’évite pas le danger entre les jambes »…etc, etc…), on peut en tirer une philosophie profonde personnelle…et oui !

Il faut bien se raccrocher aux branches quand on tombe de l’arbre !

La peur qui nous préoccupe aujourd’hui prend ses racines dans l’enfance, dans la lente construction de ce que nous sommes. Son terreau ressemble à l’adolescence, aux meurtrissures ressenties, aux échecs et aux peines, aux traumatismes banals ou pas que l’on subit. Et à notre personnalité profonde si par hasard cela existe (si on part du postulat que nous ne sommes pas que le formatage de notre système nerveux, ce qui peut être débattu !)

Ces peurs, nous les trainons avec une paire de chaîne sur nos routes d’adultes (je serais curieux de savoir combien d’entre nous se considèrent vraiment comme adulte…personnellement, c’est une idée qui ne reste que cocace lorsque je l’évoque…)

Nous passons notre temps à lutter contre ces peurs, par protection, pour avancer, pour construire. Et cette lutte a un impact, profond, encore plus meurtrissant que sa création…Chaque jour qui passe à lutter creuse le trou.

La peur se manifeste principalement par une projection permanente dans le futur ou dans le passé. La vie au jour le jour devient compliquée et on peut avoir l’illusion d’y parvenir lorsque l’on est dans le dénie. Mais fifre…on projette…et pas qu’un peu.

A ce qu’il paraît, il convient d’accepter la peur. Mais il faut également s’interroger sur le bénéfice que l’on retire à s’infliger cette peur…

En effet, il paraît tout à fait concevable qu’à force de flipper, cet état devienne presque normal et donc rassurant puisqu’on le connaît bien…donc en cas d’événement anxiogène, au lieu d’envisager les choses de manière objective, on se laisse glisser dans le confort de ce que l’on connaît par habitude…cela de manière plus ou moins inconsciente.
Il peut subsister également un plaisir à s’imposer ces sensations, malsain certes, mais tellement humain.

Je n’ai pas de solution miracle, vivre au jour le jour parait être la meilleure solution, encore faut-il parvenir à vraiment lâcher prise.
Mais le chemin est personnel et il est important de comprendre le pourquoi, le vrai.

Et si c’était simple, je ne serais pas de mauvaise humeur !