Archive pour tromperie

Katimini

Posted in Chansons with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Quand je t’ai vu
Dans ces draps dégueulasses
Sa main sur toi
A t’en laisser des traces

J’ai pas pu, j’ai pas pu

T’avais l’œil aussi trouble qu’avec moi
Posé sur lui, couché là
Ton corps laiteux sur ses pensées
Couché sous lui, les draps jetés

J’ai pas pu, j’ai pas pu

Tes reins pris, dans son étau
Tes cris rauques, en bon écho
Courbes aussi douces
Offertes à d’autres,
A ces passants d’un soir
Minables bien sûr

J’ai pas pu, j’ai pas pu

Ton regard me croise comme halluciné
J’allume la lumière pour te faire comprendre
Mes yeux suffisent à me défendre
Ils te punissent et te salissent
T’es plus à moi, t’es une actrice

J’ai pas pu, j’ai pas pu

Me tourne comme ça, comme sur un malentendu
J’suis plus à toi
Je retourne sur mes pas
Chacun effaçant nos terribles ébats
Gommant l’émoi de tes seins dans mes mains
Mes poings fermés, heureux d’être entiers
Pas incrustés dans un visage tuméfié

J’ai pas pu, j’ai pas pu

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Le goût du Moi

Posted in Chansons with tags , , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais, t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

Je sais, les autres, ils ont pas le même goût
Maintenant, tu sais, tu as été prévenue
Poupée, jolie, j’te laisse pas dans la rue
Viens là, ici, juste là sur mes genoux….

(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais, t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

J’fais pas dans la dentelle, j’veux juste t’impressionner
J’te veux, avec la fille d’à côté
Et puis même si je peux j’en mets deux de côté
Poupée, jolie, viens donc voir par ici
La brune, la blonde, rien ne peux me dire non
Tu luttes, tu jouis, c’est ça qui t’fait envie…

(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais, t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

Si t’aimes pas mes promesses c’est qu’elles s’appliquent pas à toi
Oh ouais, tu les mérites pas
Soit t’es moche, soit tu pues, soit t’y arrives pas
Aller, va chercher un émoi
Je suis avare de mon temps que je passe avec toi
Mais oui, il faut bien partager
J’suis tout seul pour toute une Humanité
Alors, faut bien te résigner
J’suis l’étoile du berger qui sent pas sous les bras
Arrête, voilà, il faut bien vivre un peu
Cries pas, pleure pas, c’est la règles du jeu
L’amour, toujours, d’accord 3 fois par jour

(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

J’y suis pour rien moi si les femmes aiment que moi
Tant pis, il faut juste s’y coller
Tout le monde à droit
A son carré de rêve à soi
Tant pis, j’te jure, il faut se sacrifier
Si j’te serre c’est qu’je t’aime pour de vrai ma poupée
Et oui, l’amour,
c’est du coup tous les jours
Tu trouves que j’me la pète j’suis tout juste irrité
Brillant, sonnant, j’suis pas prêt d’trébucher
Filant, navrant, le temps impunément

(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

Pourtant chaque fois c’est pareil
Je fini éparpillé
Dans l’air, léger, mon âme en mille morceaux
Pourtant, c’est vrai, c’était un beau cadeau…
(refrain)
Si un jour tu m’croises promet moi d’m’éviter
C’est juste, tu pourrais t’accrocher
Juste mes mains sur ta peau, j’suis un egotripé
C’est juste, tu pourrais y gouter
Si j’ai l’air gentil c’est juste pour te manger
Et oui, et de la tête au pied, denrée, bonbon, la surconsommation

Frivolution

Posted in Tout venant with tags , , , , , , , , , , , , on 1 avril 2010 by Le Grand Méchant Loup

Evolution froide aux frivoles rotations,
Images nettes et lointaines d’yeux mi-clos, aux frontières du dégout,
Mises au frigo du coeur pour ne pas s’y blesser,
Valse des corps et des visages à s’en donner le tournis,
Comme un coup de vis bien placé pour perforer cette idée.

Courtisane aux remords noués
Petits caprices d’une peur tissée là comme la voile noire du message à Iseult
Un corps mou, sans vie et pas déjà mort, dégringole de la falaise
Accroché par les fantômes de ces mains avariées, maintes fois senties sur une peau autrefois parfumée.

Ce maigre fil d’Ariane qui s’étire, criant du poids qui file droit
Vers cette eau agitée, moussant sur la roche,
Le vent battant l’étendard d’une crinière lâche .

Et Tristan sur le pont
Regarde impuissant la sienne disparaitre sans un murmure.

Sans son, juste un corps emporté vers le fond.

Tu es à moi

Posted in Les Mauvaises Humeurs de Watt with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 18 mars 2010 by Le Grand Méchant Loup

Quelques minutes de réflexion sur le sacro-saint Amour…

Qu’en est-il véritablement ?

N’est-ce pas un leurre, encore ? Posons nous la question de savoir pourquoi nous aimons.

On imagine à la base le seul sentiment désintéressé, le seul dénué du noir de la nature Humaine, celui qui transcende. Oui, ok, quand on est à l’école primaire, on peut y croire…mais à bien raisonner, il n’échappe pas au mécanisme de nos pulsions et de la gratification que l’on recherche en permanence…On aime l’autre rarement pour l’autre, mais plus souvent pour soit. Parce que l’autre nous apporte une gratification, un plaisir. Et si l’autre disparait, ce n’est pas tant sa présence qui nous manque mais le bien-être qu’il nous apportait. Notre système nerveux, façonné par nos origines socio-culturelle cri de ce manque. De la même manière, si l’objet de notre gratification apporte du plaisir à quelqu’un d’autre, notre désir de dominance se trouve meurtri…et la jalousie débarque, furie tapie dans l’ombre de nos peurs.

L’amour, et c’est relativement désagréable à écrire, est la résultante d’un désir égoïste, quelle que soit la forme qu’il prenne…

Comment croire que nos pulsions soient uniques ? Comment penser que l’autre n’a d’autre désirs que de satisfaire celui qu’il aime ?

De fait, est-il possible de s’abandonner ? De renoncer à vouloir maitriser les pulsions de l’être aimé ? Difficile dans un contexte judéo-chrétien, difficile dans un milieu de consommation, de propriété.
Dur dur de se départir de ce schéma gravé dans ce que nous sommes…Peut-être impossible d’ailleurs, alors que ce serait la seule solution pour vivre en harmonie, accepter les désirs de l’autre, les reléguer au second plan pour laisser s’épanouir un amour libre de la volonté d’appartenance, libre de toute dominance, dans le respect de l’autre, sans entrave.

J’aimerais y arriver, mais honnêtement, suis-je assez fort ?

Et ça me colle de mauvaise humeur !